Gravure en taille douce

Au sens premier, la taille-douce fait référence à la gravure au burin, premier procédé de gravure, hérité des orfèvres. L’impression se faisait sur une presse à bras ou rotoplane

Par extension, la taille-douce s’est ensuite vu désigner tous les procédés de gravure en creux sur cuivre, qu’il s’agisse de gravure directe, à l’aide d’un outil (burin, pointe sèche, manière noire) ou indirecte, par morsure d’un acide (eau-forte, aquatinte, manière de crayon).

le timbrage est la gravure sur bloc acier ou laiton et n’a pas de contrainte de format de papier contrairement à la taille douce qui sert principalement pour les cartes de visite ou de correspondance ; donc le timbrage acier sert principalement pour les têtes de lettres,exlibris , vignettes,étiquettes et permet plusieurs couleurs, une par bloc acier, sur une même feuille ou carte

La grande précision de dessin permise par cette technique l’a particulièrement destinée à la fabrication des billets de banque et des timbres-poste.


Maso Finiguerra (1426-1464), orfèvre et graveur florentin qui s’est distingué par son usage du niellage, serait l’inventeur du principe de la taille-douce par le contrôle de son travail de gravure par le transfert de noir de fumée sur un tissu.

La taille-douce voit son essor lié à l’imprimerie et à l’utilisation du papier. Dès 1488, Michelet Topie de Pymont, actif à Lyon, imprime un Voyage de Breydenbach qui pour la première fois en France est illustré de gravures en taille-douce.

En philatélie, la plus célèbre utilisation de la taille-douce est le Penny Black, premier timbre-poste émis en Grande-Bretagne. Elle fut choisie en dépit de son coût car la précision des tailles rend les timbres et les billets en taille-douce impossibles à reproduire exactement.


Vous pouvez voir nos réalisations sur les pages suivantes :
papiers à lettre, cartes de visite, cartes de correspondance, enveloppes, faire-part, invitations, cartes de vœux, ex-libris, pinces à sec et chevalières.

© Guy VIGOUREUX - MOF, Maître Graveur-imprimeur
Photo : Jérôme Vigoureux-Peltier

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